«  Je ne peins pas les choses, je ne peins que les différences entre les choses. » Matisse

 

            E.T Hall, proche de l’école de Palo Alto, a déterminé qu’il existait des règles de comportement spatial entre les personnes, mesurables, et différentes suivant la culture dans laquelle elles opèrent : ainsi, plus on est intime avec quelqu’un, plus on permet à celui-ci d’approcher de ce que l’on considère comme son espace privé, cette distance étant par exemple plus grande dans les pays anglo-saxons que dans les méditerranéens. C’est ce qu’il appelle la proxémie.

 

            Le vide, l’espace entre les êtres, que j’ai nommé intervalle, de façon à en souligner la musicalité, se remplit alors à mes yeux de sens, est dynamique, vivant, mouvant, une sorte d’équilibre instable en perpétuel renouvellement : j’ai choisi cet intervalle comme sujet d’étude, parce qu’il permet d’aborder le réel par sa limite.

 

            Photographies et peintures sont confrontées. Les unes comme les autres demeurent une abstraction, mais d’une qualité différente : les premières sont le résultat d’un processus technologique, tandis que les secondes intègrent la subjectivité du corps qui peint. Mon projet est de faire advenir le réel par le choc de ces deux représentations.

 

retour aux images