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carnet de peinture 1


Il faut trouver une forme qui fasse sens.

Peindre le fond en bleu marine et les vagues en blanc par en-dessus ?

Réfléchir au cadre comme limite.

 

Fabienne Verdier, Polyphonies.

Au départ, la relation entre la peinture et ce travail sur les concepts m'avait laissée perplexe.

  • Choix de sonorités proches, renouveau de la rime : arborescence / allégorie. Deux premiers termes fondateurs car soutenant/exprimant le travail même de l'artiste.
  • Associer deux termes pourrait être une façon de faire signe vers l’Être, justement dans cet entre-deux, à la manière du koan zen / voir la dissolution des paires d'opposés dans les yoga sutra.
  • Ne pas travailler sur la contradiction entre les termes, mais dans une sorte d'association libre peut permettre ce décalage faisant jaillir l'épiphanie.

 

De plus en plus, réfléchir sur le titre comme création à part entière, qui peut, dans un deuxième temps, relancer/infléchir le choc esthétique.

Quel point commun y a-t-il entre l'émotion esthétique ressentie en voyant un Fabienne Verdier et un Hokusaï ?

 

A chaque fois que je prends mon pinceau, laisser advenir tous les possibles.

 

L'image se donne à la fois comme  présence et comme ouverture vers autre chose que ce qu'elle est (la re-présentation). C'est pourquoi quand je regarde un tableau abstrait, j'essaie forcément de lui donner un sens.

"Chaque tableau incarne une énergie particulière, où les pouvoirs du langage, l'énergie qui se dégage de leur mise en relation, sont le reflet d'une intention picturale, et la cause vitale d'une œuvre."  Polyphonies, p. 99.

"Je ne peins pas des formes mais des forces invisibles, le devenir des formes !" Fabienne Verdier, ibidem.

 

Les trente-six vues du mont Fuji d'Hokusaï à la BNF

Le site de Fabienne Verdier

Un film sur le projet des polyphonies

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